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11. Le cirque de Salazie

Fiche
d'identité

Le cirque de Salazie est limité par des remparts vertigineux de la Plaine de Bélouve et de la Plaine des Fougères et dominé au Sud, par l’ancien volcan du Piton des Neiges. Au centre, le Piton d’Enchaing.

Salazie n’est pas un cirque mais une caldeira, un effondrement brutal lié à la vidange d’une immense chambre magmatique qui alimentait le volcan du Piton des Neiges. Cela explique le gigantisme des remparts, de 1000 à 2000m de hauteur, et leur verticalité.

Il faut s’élever sur les remparts ou le piton d’Enchaing pour apercevoir l’océan. Cette coupure confère au cirque une position isolée. Pleine montagne, cœur de l’île.

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EPCI concernées : CIREST
Communes concernées : Salazie, Bras-Panon, Saint-André
Ces cartographies étant des compilations de couches pouvant évoluer, vous pouvez vous rendre sur le site Carmen (CARtographie du Ministère de l’Environnement) afin d’accéder aux couches à jour, ainsi qu’à toutes les données SIG publiques.

Unités de paysages
locales

11a. Le couloir d’entrée du cirque de Salazie
11b. Le cirque côté Hell‑Bourg
11c. Le cirque côté Grand‑Îlet
11a

Le couloir d’entrée du cirque de Salazie

La rivière du Mât forme un défilé spectaculaire mettant en scène la luxuriance tropicale à travers les hautes parois des remparts verts striés par les lames blanches des cascades.

11b

Le cirque côté Hell-Bourg

Il est notamment valorisé par son patrimoine créole d’architecture et de jardins.

11c

Le cirque côté Grand Îlet

Paysages plus secs et érodés, dominés par le gigantesque rempart de la Roche Écrite et adouci par les cultures maraîchères.

Caractéristiques
paysagères

Le rempart de Bélouve et de la Plaine des Lianes : ouverture sur les mystères de la forêt primaire.

Hell-Bourg, un village au patrimoine architectural remarquable.
Les Îlets, replats successifs où se concentrent la vie et les activités.

Un défilé d’entrée impressionnant, mettant en scène l’exubérance tropicale de l’île.
Salazie, bourg marquant l’entrée du cirque habité.

Le Piton d'Enchaing, signal emblématique au cœur du cirque.

Les « micro-paradis » à la végétation exubérante.

Des paysages agricoles “jardins”, diversifiés et soignés, contrastant avec la dimension sauvage du grand paysage.
Grand Ilet, un bourg isolé tourné vers l’élevage.

Un intérieur du cirque plus âpre, contrastant fortement avec l’entrée et le rempart de Bélouve exubérants.

Structures paysagères

Un défilé d’entrée impressionnant, mettant en scène l’exubérance tropicale de l’île​

Le paysage impressionnant du défilé d’entrée dans le cirque par l’entaille de la rivière du Mât.
Luxuriance et verticalité du paysage d’entrée du cirque.
Cirque de Salazie, le corridor d’entrée par la RD 48 (dessin Agence Folléa-Gautier, extrait de l’étude pour la valorisation des grands paysages de La Réunion, DDE 1994).
Cirque de Salazie, l’entrée par la RD 48 (dessin Agence Folléa-Gautier, extrait de l’étude pour la valorisation des grands paysages de La Réunion, DDE 1994).
Corridor d’entrée de Salazie avec la route D48 vu depuis le site du Dioré.
La rivière du Mât dans le défilé d’entrée du cirque de Salazie.
La Rivière du Mât depuis le pont.
La Rivière du Mât, repère de l’entrée du cirque.

Le corridor d’accès au cirque, véritable sas entre La Réunion intérieure et La Réunion extérieure donne toute la force à la mise en scène de Salazie. La rivière du Mât « fluide conducteur », l’élément essentiel qui perce le rempart. Elle crée une brèche, ouvre le cirque et rend son cœur accessible. C’est aussi le seul lien réel entre le cirque et l’océan, que l’on suit à contre-courant pour gagner l’intérieur de l’île.

Cette rivière pérenne d’une grande richesse piscicole est un lieu de migration et de nidification des oiseaux marins. Des puffins et pailles en queue nichent le long des parois abruptes du cirque, tandis que les Pétrels de Barrau suivent ce corridor jusqu’au sommet du Gros Morne pour y nicher. A noter que les fortes pentes à basse altitude, de la Rivière du Mât, abritent de nombreuses stations de plantes rares dont les derniers palmistes blancs sauvages.

Remparts verts de Salazie.
Les remparts et cascades depuis la RD 48.
Abords fleuris des cases et végétation luxuriante.
Colonisation des pentes par le chouchou.
Plantes envahissantes sur rempart.
Le cirque de Salazie, le plus vert des cirques ; impression très forte lorsqu’on découvre le cirque par la route D48 qui longe la rivière du Mât. La végétation luxuriante semble tout recouvrir d’un vert clair lumineux. Le chouchou et autres lianes ont envahi en quelques années le cirque et présentent une image frappante de colonisation écrasante des remparts.
Luxuriance tropicale offerte par la toison végétale omniprésente et les stries blanches des cascades.
Le Voile de la Mariée, l’une des plus célèbres cascades de La Réunion.
Cirque de Salazie, la cascade du Bras de Caverne, dans le corridor d’entrée (dessin Agence Folléa-Gautier, extrait de l’étude pour la valorisation des grands paysages de La Réunion, DDE 1994).
Le Voile de la Mariée sur la route de Salazie.
Cascade du voile de la Mariée.
De nombreuses cascades ponctuent l’entrée du cirque.
Les somptueuses cascades, le « pisse en l’air » qui ruisselle sur la route, révèlent une nature gorgée d’eau, qui semble s’abstraire de la gravité en créant de véritables murs de végétation. Les cascades sont plus ou moins abondantes selon la saison. Durant la saison cyclonique, ce sont des remparts entiers qui « pleurent ». On compte à Salazie de nombreux « voiles de la mariée » et légendes associées.

Un intérieur du cirque plus âpre, contrastant fortement avec l’entrée et le rempart de Bélouve exubérants​

Rivière Fleur Jaune entre Grand Ilet et Mare à Vieille Place.
Éboulement entre Hell-Bourg et Salazie.
Pentes raides et arides près de la Rivière Fleur Jaune.
Érosion à vif trahissant la fragilité des milieux (entre Hell-Bourg et Salazie).
Tache sombre d’érosion sur les parois les plus verticales.
Glissement de terrain sur les pentes.

Vers l’intérieur du cirque, l’image du vert paradis associé à la rivière du Mât est rapidement remplacée par une impression de chaos rocheux, infranchissable, fortement marqué par l’érosion.

Forte exposition du cirque à l’érosion, aux glissements de terrain et aux éboulis.

Phénomène favorisé par le défrichement des terres de plus en plus haut, sur des pentes de plus en plus fortes. L’érosion menace certains îlets (en particulier Grand Ilet). Paysage de pente aride et fragile…

Comme dans les trois cirques des boisements/plantations « anti-érosion » composés essentiellement de filaos sont visibles en fonds de cirque.

Des plantations de Cryptomeria, vestiges de l’exploitation ancienne à l’aide d’un téléphérique à partir de Bélouve, sont également présentes et encore exploitées au niveau d’Hell Bourg en direction de la source Manouilh.

Le Piton d'Enchaing, signal emblématique au cœur du cirque​

Le cirque de Salazie vu depuis le gîte de Bélouve, avec le Piton d’Enchaing qui domine nettement en son centre.
Cirque de Salazie : les reliefs saillants : piton d’Enchaing, avec à l’horizon le Cimendef et la Roche Ecrite (dessin Agence Folléa-Gautier, extrait de l’étude paysagère de la commune de Salazie, SDAP+ commune, 1997).
Le Piton d’Enchaing, relief imposant et point de repère.
Le Cirque Salazie partie Nord, vu depuis Mare à Vieille Place.

Le Piton d’Enchaing domine le reste du cirque avec pour couronne les hautes crêtes dentelées qui bornent l’horizon dans toutes les directions. Il trône au milieu du cirque d’autant plus que les autres sommets plus élevés, Piton des Neiges, Gros Morne, Morne Fouche, Cimendef et Roche écrite, disparaissent souvent du paysage, voilés par les masses nuageuses qui « encapuchonnent » les hauts presque quotidiennement.

Les pitons et reliefs remarquables du cirque préservent des formations végétales primaires et sont également propices à la nidification des oiseaux marins. Le sommet du Piton d’Enchaing est d’ailleurs dominé par une forêt tropicale humide de montagne non perturbée, fortement isolée géographiquement des régions équivalentes qui cernent le cirque de Salazie.

Piton d’Enchaing côté Hell Bourg.
Le Piton d’Enchaing côté Grand Ilet.
Le Piton d’Enchaing, massif d’environ 800m de dénivelé, est une barrière qui divise le cirque en deux parties : celle d’Hell-Bourg formée d’un plateau entouré de remparts verdoyants et humides, et celle de Grand Ilet, au caractère plus austère donné par des reliefs plus déchiquetés et par une végétation plus aride.
Grand Ilet depuis la Roche écrite.

Des remparts différenciés et identifiables par des sommets et des cols.

Les reliefs caractéristiques de la Roche Ecrite et le Cimendef dominent Grand Ilet. Piton Plaine des fougères et Be Massoune surplombent les îlets « Mares ». Le col des Bœufs relie le cirque de Salazie à celui de Mafate.

Sentiers de source Manouille.

L’inévitable attractivité des sommets. Une multitude de sentiers a été créée pour atteindre les reliefs les plus remarquables dominant Salazie.

Le Piton des Neiges, offrant la vue sur les Trois Cirques. Le piton d’Enchaing, repère central et enchanteur, accessible par un chemin vertigineux. Plateau sommital, alternance de clairières et de boisements où fleurissent de belles orchidées. Micro-paysage paisible, ouvert sur l’ensemble du cirque.

Des paysages agricoles “jardins”, diversifiés et soignés, contrastant avec la dimension sauvage du grand paysage

Cultures diversifiées entre Mare à Citrons et Mare à Vieille Place.
Un beau paysage de culture de chouchou en treilles, à Mare à Vieille Place.
Le chouchou au pied des cascades et les cultures de cresson.
Belles cressonnières au pied du voile de la Mariée.

Agriculture implantée principalement sur les replats, autour des îlets.

Cultures improbables et pourtant présentes ponctuellement, dans les pentes et les ravines. Depuis la route D48, on aperçoit des bananeraies dans des pentes qui semblent inaccessibles et des cultures de chouchou sur parcelles, devenues envahissantes dans les ravines et sur les remparts.

Le développement des serres dans le grand paysage de Salazie. Ici à Mare à Citrons.
Panorama sur Salazie et le piton des Neiges depuis Bélouve.
Diversification agricole : serres, vergers vers Mare à Vieille Place.
Maraîchage à Grand Ilet, paysage précis, délicat et soigné, pas toujours valorisé par le bâti agricole et d’habitation qui accompagne les parcelles cultivées. (Grand Ilet).
Le paysage impressionnant du défilé d’entrée dans le cirque par l’entaille de la rivière du Mât.

Grand Ilet, une des places fortes de l’élevage de l’île (porc, poules…). Structures agricoles sous forme de serres et hangars dans le village et ses abords. L’absence de composition paysagère d’ensemble et de qualité architecturale nuit à la qualité du site.

Les activités agricoles ont fortement participé à la dégradation des milieux naturels et à l’évolution des paysages. Le défrichement et l’installation de cultures s’avèrent parfois envahissantes et problématiques pour les milieux naturels à l’instar du chouchou très répandu le long des remparts.

Le rempart de Bélouve et de la Plaine des Lianes : ouverture sur les mystères de la forêt primaire​

Le cirque de Salazie est globalement celui où les formations végétales sont les plus « dégradées ». En effet, dans ce cirque, 90% de la couverture végétale primaire a été totalement transformée. Les principaux vestiges de végétation indigène subsistent sur les remparts et sur la partie sommitale du Piton d’Enchaing.

Les îlets, replats successifs où se concentrent la vie et les activités

Les replats successifs des îlets, vue partielle dominante depuis le gîte de Bélouve.
Grand Ilet étalé sur plusieurs plateaux successifs.
Des cassures gigantesques contribuant à complexifier le paysage intérieur du cirque Salazie : la Rivière du Mât, exutoire du Cirque, Le Bras de Caverne, exutoire des eaux du Plateau de Bélouve, la rivière des Fleurs Jaunes, vaste canyon, Bras sec, entre Ilet à Vidot et Hell-Bourg, Ravine Grosse Roche… Toutes ces ravines découpent l’espace de vie du cirque en maigres et relatifs replats. Salazie compte 7 replats principaux, suspendus dans les airs. La plupart portent à la fois des habitations, plus ou moins organisées en bourgs, et des espaces agricoles. C’est sur ces replats que les dynamiques d’évolution des paysages, induites par l’homme sont les plus prégnantes.

Les îlets « Mares » : Salazie, abondante réserve d’eau​

Mare à Poule d’eau, disparue sous la laitue d’eau (état en 2022).

L’omniprésence de l’eau, un élément fort de l’identité de Salazie.


Depuis la Roche Ecrite, la vue est marquée par de nombreuses mares et par les taches d’agriculture verdoyante.

Les îlets « Mares » : Mare à Citrons, Mare à Vieille Place, Mare à Martin, Mare à Poule d’Eau, Mare à Goyave. La nomination de ces îlets révèle l’abondance réserve d’eau, en surface, mais surtout en profondeur, dans les nappes souterraines.

Les mares présentes à Salazie contribuent au ralentissement du ruissellement pluvial, malgré leur état de conservation variable et souvent moyen du fait de leur proximité avec des zones anthropisées,

Elles sont des zones de reproductions et d’alimentation d’oiseaux dont la poule d’eau et d’insectes aquatiques. Elles offrent parfois des possibilités pour le développement du potentiel piscicole (Mare à Poule d’Eau). Par ailleurs, elles présentent une faune et flore aquatiques typiques et participent à la diversité des habitats et espèces du secteur. Certaines de ces mares sont maintenant asséchées, leur nom reste dans la toponymie du cirque, comme par l’exemple la Mare aux Citrons. La Mare à Poule d’Eau souffre actuellement d’un fort envahissement par une espèces exotique envahissante hygrophile, la Laitue d’eau, qui recouvre quasi intégralement la surface de cette mare. Cela constitue une menace importante, tant sur le plan écologique que pour le paysage.

Hell-Bourg, un village au patrimoine architectural remarquable​

Hell-Bourg, terrasse ouverte sur le Piton d’Enchaing (dessin Agence Folléa-Gautier, extrait de l’étude paysagère de la commune de Salazie, SDAP + commune, 1997).
Barreau, jardin et case à Hell-Bourg.
Case créole et jardin fleuri à Hell-Bourg.
Jardin et case Folio à Hell-Bourg.
La Maison Folio et son magnifique jardin.
Guétali à Hell-Bourg.
Cimetière à Hell-Bourg.

L’origine de Hell-Bourg est encore d’actualité : on y vient pour échapper aux chaleurs de l’été, respirer l’air frais. Bourgade coloniale, mais aussi village créole, avec beaucoup de charme : maisons traditionnelles en bois, de qualité et remarquables jardins débordant de fleurs. Le village, le mieux conservé de l’île avec l’Entre-Deux, est très visité, incontournable de la découverte de Salazie.

Qualité de son patrimoine architectural que l’on s’attache à mettre en valeur. C’est la qualité du bourg qui attire les visiteurs dans le cirque.

A Hell, Bourg perspective sur le Piton d’Enchaing.
Rue principale de Hell Bourg.
Remarquable cimetière fleuri, mis en scène par le relief.
Hell-Bourg et le Piton d’Enchaing.
Mise en scène de Hell-Bourg au pied du rempart.
Le Piton des Neiges se dresse derrière les cases créoles de Hell-Bourg.
Intérêt du plan géométrique et rigoureux du village qui contribue à révéler le site de Hell-Bourg en ouvrant des perspectives en particulier sur les reliefs structurants du cirque : Piton d’Enchaing, rempart de Bélouve, massif du Piton des Neiges.

Salazie, bourg marquant l’entrée du cirque habité​

Bourg de Salazie dans le paysage du cirque.
La place de l’église est aujourd’hui un parking.
Passage de la D48, rue principale de Salazie.
L’église en surplomb de la rivière.
Les gorges de la Rivière du Mât se découvrent depuis le pont de Salazie.

Il donne son nom au cirque, même s’il a perdu son attrait. Le « Chez nous, soyez Reine », en grosses lettres sur le mur de l’église, au-delà de l’hommage à la Vierge Marie, est lancé comme un message de bienvenue ; bienvenue dans le cirque, bien plus que dans l’îlet. La place de l’église n’existe plus.

Un îlet que l’on traverse sans s’y arrêter. Les points d’arrêts sont rares. L’îlet est effacé par la rivière du Mât et la route qui le traverse. Salazie pourrait pourtant retrouver ou prendre cette place importante de l’accueil. Or l’îlet accueillant aujourd’hui reste celui d’Hell-Bourg.

Une étude de structuration de la route de Salazie a été menée en 2020 associant différents acteurs (PNR, CIREST, communes….) pour requalifier l’itinéraire et la mise en scène des paysages traversés. Des aménagements de sites sur le parcours sont prévus prochainement.

Grand Ilet, un bourg isolé tourné vers l’élevage​

Grand Ilet et sa voie principale menant sur le Piton d’Enchaing.
Des rues sinueuses aux ambiances végétales.
Un paysage agricole très présent.
Dernier l’îlet avant la piste menant au Bélier, Grand Ilet est un lieu de passage. La remarquable église et la rue principale disparaissent sous le développement des bâtiments d’élevage au cœur du bourg. Les vues sur le paysage et les îlets restent remarquables.

Les « micro-paradis » à la végétation exubérante​

Le jardin luxuriant de la Maison Folio.
Culture de chouchou sur treille.

À l’échelle d’un homme perdu dans la montagne, le charme de Salazie vient d’une multitude de « micro-paradis », liés au climat humide qui favorise l’exubérance de la végétation. Elle couvre plus facilement les pentes les plus fortes, même celles des remparts formant de véritables murailles vertes.

Au pied des cascades du voile de la mariée, au cœur d’un canyon, dans le mystère du village enseveli de Grand Sable, dans un jardin créole, sous une treille de chouchous, au pied d’un bambou géant, en descendant du Piton des Neiges, dans un sentier couvert de mousses et d’orchidées. Image « asiatique », assez rare donnée par les cressonnières en fond de ravine.

Au sein des Ilets habités, principalement les bourgs (Mare à Vieille Place, Salazie et Hell-Bourg), les espèces exotiques sont largement utilisées pour l’ornement des jardins et espaces publics. Ces espèces présentent hélas bien souvent une menace pour les écosystèmes conservés à proximité.

Enjeux et préconisations

Enjeux
de préservation
et de mise en valeur
Enjeux
de réhabilitation
et de création
Un point de vue à valoriser sur le rempart des cascades, depuis le collège Auguste Lacaussade (Mare à Citrons), en rendant plus discrets les bâtiments.

Enjeux et préconisations
de préservation et de mise en valeur

Les grands paysages agricoles préservés de l'urbanisation​

Parcelles cultivées autour des îlets.
Habitat rural du bourg de l’Escalier.

Les espaces agricoles sous forte pression de l’urbanisation​

Cultures maraîchères à Casabois. Un paysage précis et soigné qui mérite une reconstitution d’écrin plus valorisant : enterrement des réseaux aériens, transitions arborées avec le bâti souvent banal ou agressif, aménagement d’un point d’arrêt/point de vente directe /point de vue explicatif, …
Habitat spontané et agriculture.
Cases dans les pentes et cultures de proximité.

Les paysages agricoles diversifiés (cultures maraichères, pâturages, vergers...)​

Paysage agricole et restes de lanières boisées.

Les espaces naturels humides​

La mare à Poule d’Eau, envahie de laitue d’eau.

Les espaces naturels des pentes (brandes, forêts)​

Le patrimoine architectural urbain​

Simplicité dans l’utilisation des matériaux et couleurs traditionnels.
Case modeste et de charme à Petit Sable.
Un guétali rénové à Hell-Bourg.

L'urbanisme végétal (quartier habité arboré) ​

Écarts aux abords de Hell-Bourg méritant une reconquête végétale pour adoucir la présence bâtie dans le grand paysage du cirque et des remparts.
Cas d’urbanisation problématique au pied de l’Enchaing : architecture disparate, terrassements excessifs, présence végétale insuffisante, … (Mare à Vieille Place).
Absence d’écrin végétal sur la parcelle pour une volumétrie imposante.
Jardin écrin autour de la case.

Les routes paysages et les points de vue (ouvertures visuelles sur le grand paysage)​

Le Point du Jour, entrée de Hell-Bourg, un stationnement à reculer et circonscrire.
Vue sur la sortie de Salazie depuis la RD 52, vers Mare à Citrons : un exemple de point de vue à aménager et gérer.
Un point de vue à valoriser sur le rempart des cascades, depuis le collège Auguste Lacaussade (Mare à Citrons), en rendant plus discrets les bâtiments.
Le point de vue intéressant de Pente Carozin (Mare à Vieille Place).
La RD 48 au Pont de la rivière du Mât.
Aménagement devant le Pont de la Rivière du Mât.

L’entrée du cirque​

Un paysage d’entrée du cirque à revaloriser à l’Ilet (commune de Saint-André) : enterrement des réseaux aériens, création de voies douces, masquage végétal des clôtures en dur banalisantes.
Cas de points noirs à requalifier dans l’entrée du cirque de Salazie (plateau Wickers).
... Et demain ?
Aujourd'hui...
Revalorisation paysagère des perspectives sur les cascades : enterrement des réseaux aériens, accompagnement végétal des clôtures en dur disgracieuses ou banalisantes…

Le point de vue du Voile de la Mariée​

Le point de vue du Voile de la Mariée.

Les routes ligne de vie​

Abords fleuris de l’Ilet Morin.

Enjeux et préconisations
de réhabilitation et de création

Les voies d'accès et accueils des sites de nature​

Espace accueillant formé par le belvédère de Mare à Vieille Place.
Les anciens thermes à Hell-Bourg.
Aire de stationnement devant la cascade du voile de la Mariée.
Point de vue sur la Cascade Bras de Caverne. Pas de point d’arrêt.
Stationnement spontané devant l’entrée du site de Mare à Poules d’Eau.
Signalisation de l’entrée du site de Mare à Poules d’Eau.

Les espaces naturels dégradés​

La disparition des forêts sur les fortes pentes.
Forte érosion des pentes suite au défrichement.
Envahissement complet de vallon.
Envahissement du chouchou sur les terrains et la végétation existante.
Bord de route et plantes envahissantes.
Les chouchous colonisent les pentes et envahissent les cultures de bananiers.

Les limites non traitées entre les villes et l’espace agricole​

Route principale coupant la place entre la Mairie et l’église de Salazie.
Une des rues de Salazie menant à la place du village et des cases à réhabiliter.
La route principale de Mare à Citrons, bordée de maisons neuves.
La route principale de Mare à Vieille Place et l’absence de centralité marquée.
Habitat étalé en cœur de bourg à Mare à Vieille Place.

Les formes urbaines et architecturales non adaptées au contexte existant​

Hell Bourg maison du tourisme, avec un vocabulaire architectural traditionnel.
Une habitation gîte à Grand Ilet.
Un écrin végétal suffirait à requalifier cette nouvelle case.

Les serres agricoles et horticoles, les bâtiments agricoles​

... Et demain ?
Aujourd'hui...
Le développement des serres dans le grand paysage de Salazie. Ici à Mare à Citrons.
Le développement des serres dans le grand paysage de Salazie. Ici à Mare à Citrons.
Problème de serres vieillissantes à Mare à Citrons.
Des serres trop massives dans le paysage de Grand Ilet.
Bâtiments agricoles sur une ruelle de Grand Ilet avec vue sur le piton d’Enchaing.
Bâtiment agricole à l’entrée de Grand Ilet.
Architecture banalisante de cette case récente.
Nouveau commerce à Mare à Vieille Place.
Une réhabilitation à envisager de la caserne d’Hell-Bourg.

Les centralités des villages non affirmées​

Le centre de Salazie, à revaloriser au bénéfice de l’architecture, des usages doux.
Le centre de Hell-Bourg, valorisable par une place traversante et des sols naturels.
Cas de rue excessivement minéralisée, Mare à Vielle Place.
Le centre disparate de Grand-Ilet (temps de brouillard).

Les sites spécifiques à valoriser ​

Lien entre le village et le grand paysage.
Urbanisation peu lisible à Grand Ilet : activités agricoles et habitats sont contigus.
Remarquable cimetière fleuri, mis en scène par le relief.
L’ancien pont et l’église en arrière-plan.
Maison de caractère.
Des cases proches du centre-ville qui se dégradent.
Voie principale de Grand Ilet.

Les points de vue panoramiques et liaisons douces peu valorisées​

Le bourg de Salazie au pied des chaînes montagneuses de l’entrée du cirque.
Point de vue sur la cascade du voile de la Mariée depuis la voie.

Structures paysagères

Comment sourcer l’Atlas ?
© Atlas des paysages de La Réunion – DEAL Réunion – Agence Folléa-Gautier – 2023
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Enjeux de valorisation / préservation

Enjeux de réhabilitation / création

Protections

Connaissance