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10. Les pentes de La Montagne

Fiche
d'identité

Les pentes de La Montagne s’étendent de la Ravine à Marquet à la Rivière Saint-Denis et se prolongent en altitude par le plateau de La Plaine d’Affouches, jusqu’au bord du rempart de Mafate, à 1500 m. Elles sont bordées à l’est par le rempart de Saint-Denis, au Nord par les grandes falaises en bord de mer qui atteignent 150 m de hauteur, et à l’ouest par les pentes plus douces de la ravine à Malheur.

Le paysage présente un faciès proche de la côte Nord-est, humide et vert, et un faciès plus sec et plus lumineux proche des pentes de l’ouest. La différence se produit peu à peu à l’embranchement de la route forestière qui monte vers La Plaine d’Affouches à l’altitude 600 m.

Entre Saint-Denis et ce point, s’ouvre un paysage construit de cases discrètes entourées par leurs jardins. Au-delà, le relief s’affirme, les maisons disparaissent, le paysage devient plus grandiose, la route devient route de montagne, la luminosité augmente en même temps.

Le massif de la Montagne est considéré comme l’un des ultimes témoignages de la végétation semi-xérophile de l’île avec 255 ha d’habitats semi-xérophile (CADET, 1977).

Le massif de La Montagne a façonné des paysages étagés liés à l’altitude et à l’occupation humaine :

Limites administratives
Porter à connaissance
🔍
Mesures de protections
🔍
Diapositive précédente
Diapositive suivante
EPCI concernées : TCO, CINOR
Communes concernées : Saint-Denis, la Possession
Ces cartographies étant des compilations de couches pouvant évoluer, vous pouvez vous rendre sur le site Carmen (CARtographie du Ministère de l’Environnement) afin d’accéder aux couches à jour, ainsi qu’à toutes les données SIG publiques.

Unités de paysages
locales

10a. Les falaises littorales de La Montagne
10b. Les pentes habitées de La Montagne
10c. Les pentes boisées de La Montagne
10d. La plaine d'Affouches
10a

Les falaises littorales de La Montagne

Les hautes falaises de La Montagne, uniques à La Réunion, courent sur une douzaine de kilomètres entre Saint-Denis et La Possession, pour 150 m de hauteur. Elles sont bien perceptibles depuis la route du Littoral qui passe au pied. La sécurisation de la route a conduit à habiller les falaises d’une véritable cotte de maille de filets métalliques. La Nouvelle Route du Littoral est en chantier sur l’océan.

10b

Les pentes habitées de La Montagne

Les quartiers de La Montagne, de Saint-Bernard, perchés au frais entre 200 et 500m d’altitude, sont résidentiels. Plus à l’ouest, Ilet à Malheur est déjà plus ensoleillé et plus sec, plus isolé aussi en étant éloigné de Saint-Denis.

10c

Les pentes boisées de La Montagne

Elles sont profondément ravinées et peu accessibles, développées en draperies forestières de 600 à 1 500 m d’altitude.

10d

La plaine d'Affouches

Elle forme une sorte de bassin forestier perché, incliné du rebord du cirque de Mafate vers la rivière Saint-Denis, entre 1 500 et 1 200 m d’altitude

Caractéristiques
paysagères

Un massif montagneux bordé de hautes falaises littorales.

Des paysages agricoles et boisés.

Des bourgs « relais » et une urbanisation linéaire de bord de route.

Un relief incisé de profondes ravines.

Des espaces de nature nombreux sur le massif offrant une diversité de milieux et de paysage.

De fragiles et grandes étendues de savane.

Une richesse en sites patrimoniaux.
Un urbanisme végétal très présent.

Des pentes forestières au faciès varié.
Structures paysagères

Un massif montagneux imposant souligné de hautes falaises littorales ​

Les falaises et pentes sèches bordant le massif au Nord et à l’Est​

La particularité des pentes de La Montagne tient à leur profil, marqué par la présence de grandes falaises en contact direct avec le littoral et par l’absence de plaine ou de pentes basses littorales. Le maillage des ravines, caractéristique des pentes hautes, est dense et marque fortement le paysage.
La ravine à Jacques et ses berges habitées.
Perception de l’aqueduc depuis l’ancienne NRL.
Les falaises littorales présentent des remparts quasi verticaux, habillés d'une cotte de maille (filets de protection) et recouverts d'une végétation « pionnière ».
Depuis la NRL en aqueduc, la falaise est perçue à mi-hauteur et parait plus prégnante.
Ouverture sur l’océan depuis la route du Littoral.
Les remparts impressionnants sont régulièrement interrompus par l’ouverture béante et verdoyante des berges de ravines (La Grande Chaloupe).

Les falaises littorales de la RN 1 (Nouvelle Route du Littoral) forment un rempart marquant entre la Montagne et le littoral. Depuis la route en corniche installée au pied de la falaise, le regard est absorbé par l’immensité de l’océan.

En période de fortes pluies, le spectacle impressionnant du rideau formé par les puissantes cascades dévalant des falaises et des vagues déchaînées est saisissant.

Ces falaises littorales constituent un écosystème unique pour La Réunion et plus largement pour les Masacareignes, avec des pans abrupts plus ou moins végétalisés, et constituant un refuge pour une faune et flore typique. l Elles présentent ainsi des habitats naturels endémiques remarquables, tels que la végétation littorale indigène de falaise à Bois de Paille en Queue, habitat unique à La Réunion (et à l’échelle mondiale).

Localement, il se retrouve également des reliques de forêt tropicale semi-sèche, habitat forestier endémique et menacé, qui se retrouve au niveau des ravines et en tête de falaise (secteur de la Grande Chaloupe principalement). Tout comme les falaises basaltiques littorales du Sud de La Réunion, ces habitats permettent le développement d’une faune remarquable, tels que la nidification d’oiseaux marins (paille en queue, puffin tropical), la Salangane et l’Hirondelle des Mascareignes pour les oiseaux plus rupestres, ou le Papangue qui profitent des zones ouvertes ou fourrés (alimentation et nidification).

Les pentes escarpées du massif à l’Est​

Sinuosités de la route dans les remparts boisés.
Abords boisés de la RD 41 dans les rampes.
Les pentes basses du rempart vers Saint-Denis.
Le belvédère des Trois Bancs, un des nombreux points de vue aménagés sur le parcours.
Les rampes de la RD41 libèrent des vues sur Saint-Denis et l’Est. Les murets au sommet arrondi forment une singularité du parcours. Dommage que les murets récents ne respectent pas ce langage.
L’Est du massif de La Montagne, planèze couverte de savanes sèches herbacées et arbustives, et régulièrement exposé aux incendies dévastateurs, ferme la perspective de Saint-Denis vers l’ouest.

Les pentes longues et adoucies du massif à l’ouest​

Pentes adoucies et urbanisées de La Possession.
Les pentes de Ravine à Malheur inscrites dans le paysage de La Possession, le Port présentent un relief plus doux et plus aride souligné par un étalement urbain marquant. La végétation plus sèche permet plus difficilement l’insertion du bâti.

Un plateau montagneux ponctué de pitons​

Piton urbanisé, La montagne 8ème.
Pitons de Saint Bernard à la crête urbanisée.
Le village de Saint Bernard, dans un écrin végétal en flanc de coteau.

Des pitons discrets émaillent le territoire : piton de Saint-Bernard à la crête urbanisée, Piton trésor urbanisé, Piton de ravine à Malheur (terrain de Motocross), Piton d’Orange (boisé)…

Sur la planèze du village de la Montagne, le maillage des ravines et talwegs aux abords boisés favorisent l’insertion du bâti et des quartiers. Vers l’Ouest, au-delà de la Grande Ravine et du bras Piton, les ravines plus profondes ont freiné l’urbanisation, concentrée en de plus modestes villages (Plaine d’Affouches, Saint-Bernard…).

Un relief incisé de profondes ravines​

Profondeurs de la Ravine Grande Chaloupe, au paysage intérieur saisissant formé d'immenses parois boisées, aux formes dentelées accompagnant le tracé sinueux de la RD 41.
La ravine à Jacques et ses berges habitées.

Les grandes ravines incisent le territoire en formant des paysages grandioses que l’on traverse via la RD 41, en parcourant le massif de La Montagne, à environ 500 m d’altitude. Il s’y retrouve des ravines secondaires telles que la ravine à Jacques, la ravine Janneteau, la ravine Grande Chaloupe, etc… Elles entaillent la partie littorale du massif et révèlent un paysage plus aride avec des lambeaux de végétation semi-sèche comprenant de nombreuses espèces rares et protégées :

Ces ravines (principalement la ravine de la Grande Chaloupe) préservent les ultimes vestiges de la forêt semi-sèche, habitat remarquable et endémique, qui s’étendent sur les bords hauts des ravines vers les plateaux. Formées d’une flore unique, elles constituent aussi des zones de refuge et des axes de déplacement privilégiés pour les oiseaux marins, tout en offrant des habitats privilégiés pour les autres espèces remarquables (les oiseaux forestiers, les reptiles et l’entomofaune).

L’état de conservation de ces reliques est meilleur que dans d’autres régions de l’île, formant ainsi un remarquable continuum écologique entre le littoral et les forêts de basse, moyenne et haute altitude, est unique dans l’île, et se qualifie sous le terme de caténalité au titre du classement du Bien Unesco. Ce continuum part de ce secteur pour traverser l’île et arrivé à la Pointe du Tremblet (sud-est). Ces ravines sont aujourd’hui fortement menacées et envahies par de nombreuses espèces exotiques envahissantes dont la Lane Papillon très dynamique et problématique, colonisant principalement les versant est (ubac) des ravines en homogénéisant la végétation.

La Ravine Grande Chaloupe, creuset grandiose naturel et culturel​

Passage de la RD 41 dans les parois de la Ravine.
Perspective de la ravine vers le littoral.
La RD 41 et les replis de la Ravine Grande Chaloupe.
Paysage de forêt dégradé aux abords de la RD 41 vers Îlet à Malheur.
Végétation sèche et ravinement des talus à l’approche de Ravine à Malheur.
Voie peu fréquentée agréable pour les liaisons douces et bordant un rempart végétal.
Parcours sinueux au cœur de la Ravine Grande Chaloupe.

Depuis la RD 41, le paysage de la Ravine Grande Chaloupe présente une échelle et une atmosphère remarquable : parois verticales, veloutées et boisées et contraste de lumière entre l’ombre des replis des ravines, et les rebords ensoleillés des berges. Des percées spectaculaires vers le littoral, soulignent la grandeur, la largeur et la profondeur de la ravine. Depuis le littoral, la ravine forme une large échancrure, suggérant la végétation dense de ses entrailles et les paysages secs de savane.

Cette ravine conserve les principales reliques plus ou moins bien conservées de forêts semi-sèches et forme le principal massif naturel de ce secteur qui soit continu avec les milieux de plus haute altitude (notion de corridor écologique) dont la forêt sèche et mégatherme et les forêts de moyenne et haute altitude de la Plaine d’Affouches. Elle constitue aussi des habitats propices à la faune (oiseaux marins, Papangue, Salangane, Gecko vert de Bourbon, insectes…). Ce secteur, situé pour partie en cœur de Parc National, a bénéficié de programmes de restauration écologique d’envergure, au travers de 2 programmes Life+ (Corexun puis Forêt sèche, programme terminé en 2020).

La Grande Ravine des Lataniers, verdoyante et isolée​

La perspective sur les remparts.
Large ouverture sur le paysage verdoyant de la Grande Ravine des Lataniers.
L’ancienne carrière de la Ravine des Lataniers et son lit paysagé.
Ambiance fraîche et pittoresque des boisements denses et des vergers de manguiers occupant le fond de la ravine.
La Grande Ravine des Lataniers présente un paysage préservé et isolé dans cette large ravine, aux remparts boisés et à l’accès presque confidentiel. L’ambiance luxuriante des plantations et les cases éparses évoquent des images de La Réunion « lontan ».

De fragiles et grandes étendues de savane​

Paysage ouvert de savane sur le littoral.
Grands territoires de savane à l’ouest de la Grande Chaloupe.
Des belvédères vertigineux en bords de falaises aménagés par le PNR .
Chemin des Anglais au pavage remarquable.

En amont des falaises littorales, les planèzes accueillent de larges étendues de savane mettant en scène les hauteurs de La Plaine d’Affouches.

Le chemin des Anglais, sentier historique reliant l’Ouest et le Nord de l’ile, pavé de gros blocs de basalte a été restauré. Il se situe dans le Parc National de la Réunion, et permet au randonneur de découvrir les vestiges des forêts semi sèche.

Ces planèzes entre ravines sont composées de savanes sèches herbacées à arborées qui ont tendance à se refermer (fourrés arbustifs et arborés) si le pâturage et les incendies ne s’en mêlent pas. Ces espaces recèlent encore des stations végétales rares et sont des espaces de chasse et de nidification pour la Papangue très présente à ce niveau. L’oiseau blanc et autres cailles pays sont également présents.

Le maintien d’une continuité d’espaces naturels entre les falaises littorales et les ravines, permet d’assurer le brassage génétique nécessaire entre les pieds d’espèces végétales rares et la circulation des espèces animales.

Des pentes forestières au faciès varié​

La route forestière de la Plaine d’Affouches menant au massif.
Le massif forestier vers l’Ouest depuis le parc du Colorado.

Le massif forestier de la Plaine d’Affouches est en continuité avec la forêt semi-sèche des bas encore préservée dans les ravines (cas de la Grande Chaloupe en particulier et la ravine à Malheur et les ravines Lataniers à moindre mesure), il rejoint et s’étend sur les massifs forestiers de la Roche écrite et de la Plaine des Chicots, intégrés au cœur du Parc National. La Plaine d’Affouches est représentée par un étagement de formations naturelles bien conservées allant de la forêt tropicale humide de basse et moyenne altitude typique des milieux tropicaux, comprenant une densité et une abondance d’épiphytes, aux fourrés éricoïdes des hauts en passant par la forêt tropicale de montagne baignée dans les nuages, la forêt à Tamarin et Calumet et les fourrés à Pandanus des hauts.

Ces trois massifs forestiers constituent aussi le dernier habitat de l’Echenilleur de La Réunion ou Tuit-tuit (Coracina newtoni), passereau endémique de l’Île. Le Lézard vert des Hauts (Phelsuma borbonica) est également présent ainsi que le cortège faunistique commun aux milieux conservés de l’île.


Ce massif présente également en partie haute un boisement de Cryptomerias situé sur l’ancienne concession Arnoux où sont encore présents des vestiges d’alambic témoignant de la période des grands défrichements pour la culture du Géranium.

Des paysages agricoles et boisés​

Chemin agricole filant vers le littoral.
Une végétation luxuriante dans un cadre rural (abord d’une pépinière à Plateau Couillou)
Jeune verger sur pente.
Des installations agricoles intégrées dans la trame végétale.

Les pentes de Plateaux Couillou forment un paysage agricole boisé et ondulé par le passage des ravines. C’est un paysage rural authentique qui revêt une forte valeur paysagère associant un tissu agro forestier de haies et de parcelles cultivées. Les parcelles de petites cultures et de maraîchage tissent un paysage agricole diversifié ponctué de hameaux, d’habitat isolé ou d’installations agricoles : serres, petit hangar d’élevage avicole, silo et retenue collinaire…. La diversification se poursuit, sur un des derniers sites agricoles de Saint Denis, en évoluant vers des pratiques vertueuses (raisonnées et biologiques).

Dans les hauts de Ravine à Malheur, des installations d’élevage sont visibles sur les pentes forestières.

Une richesse en sites patrimoniaux ​

Commerces de proximité dans l’enclos de la Léproserie.
La chapelle, point d’orgue du jardin intérieur et la colline de Saint-Bernard en arrière-plan.
Passerelle vertigineuse reliant l’ilet à Guillaume depuis le sentier.
Le sentier menant à l’ilet traversant un univers voisé et bordé de vestiges maçonnés.
La Montagne, bourg autrefois isolée, a servi de lieu de « quarantaine », dont il reste aujourd’hui de remarquables vestiges.

Léproserie de Saint-Bernard

La Léproserie adossée à la colline boisée de Saint-Bernard, forme un ensemble de longères organisées autour d’un atrium. Installée en 1856, et gérée par le Père Rimbault, connu pour son intérêt pour les plantes médicinales, la léproserie est aujourd’hui un lieu fréquenté et animé autour de commerces et services. Le bâtiment et le terrain sont inscrits aux Monuments historiques.

L'îlet à Guillaume

Le sentier d’ilet à Guillaume à flanc de rempart de la Rivière Saint Denis bénéficie de panoramas sur la ville et les contreforts de la Roche Ecrite. L’ilet comprend les vestiges d’un ancien pénitencier géré par les Pères de la Congrégation du Saint-Esprit, qui a accueilli jusqu’à 200 jeunes détenus de 1864 à 1879. Cet ilet, isolé, est installé sur un replat boisé des remparts de la rivière Saint-Denis.

Le sentier historique et le site sont inscrits au titre des Monuments Historiques depuis le 9 janvier 2008, ce qui en fait le seul site protégé au cœur du Parc National. Après des études archéologiques et historiques préalables lancés en 2019, un projet de préservation et de valorisation architectural du site est en cours.

Le village de la Grande Chaloupe​

Perspective de la Ravine Grande Chaloupe depuis le village.
Le lazareth 1, lieu de mémoire exceptionnel, exposant le lieu de « quarantaine » des engagés arrivant sur l’île .
Le lazareth 2, site isolé au cœur de la forêt (en cours de réhabilitation).
Départ du Sentier des Anglais, souligné de pavés.

Le village de la Grande Chaloupe, implanté au creux de l’embouchure de la ravine et bordé de hauts remparts est un lieu patrimonial majeur de part sa richesse en sites historiques. Le lazareth, site de quarantaine érigé au 19e siècle afin d’éviter la propagation d’épidémies pour les populations immigrantes et en particulier les engagés indiens à la Réunion, est un lieu de mémoire visité.

L’ancienne gare du Chemin de Fer Réunionnais (CFR) et les vestiges du tracé forment la singularité du village, traversé par de nombreux randonneurs empruntant le Chemin des Anglais reliant La Montagne à La Possession.

Des espaces de nature nombreux sur le massif offrant une diversité de milieux et de paysage​

Le parc du Colorado, une aire de jeux intégrée au cadre boisé planté d’essences endémiques.
Le parc du Colorado, vue sur l’avancée de la station Météorologique et la voie périphérique du parc.
Le chemin d’accès et la grande prairie vallonnée du site de Chemin Fleurié.
Point de vue sur les remparts de la rivière Saint Denis depuis le Colorado.

Le parc du Colorado situé sur les hauts en bordure de la Rivière Saint-Denis forme le plus grand parc de Saint-Denis, regroupant des activités sportives et de détente (lieu de pique-nique, aires de jeux, sentiers de randonnées, golf, tennis…) et bénéficiant du climat frais des hauts.

Le site de chemin Fleurié, est espace de nature offrant des espaces d’accueil du public, dans une vaste clairière aux lisières boisées.

Chemin de la Plaine d’Affouche menant aux sentiers de randonnée du massif forestier.
La Route Forestière de la Plaine d’Affouches présente de nombreux emplacements de pique-nique et des points de vue sur la rivière Saint-Denis. Elle constitue aussi le point de départ de randonnée. L’ »ancêtre » de cette route forestière est le fameux sentier muletier que M.Arnoux s’était engagé à ouvrir en acceptant la concession située au niveau des boisements de Cryptomeria actuels. Cette réalisation fut difficile à réaliser notamment lors du passage en flanc de rempart (zone actuellement friable) comme le raconte en 1875 l’un des frères du Saint Esprit, installé à l’Îlet à Guillaume : « Tout près de l’illette, dans la Plaine d’Affouches, nos voisins qui s’occupent aussi à des travaux de routes ont eu, comme nous, des malheurs à déplorer. Un de leurs travailleurs a été tué par un éclat de mine, et son corps lancé sur un tas de pierres, où il est resté gisant … ». Ce chemin fut ensuite élargi et aménagé par l’ONF pour devenir la Route Forestière n°1bis. Actuellement, cette route n’est plus praticable, et a été remplacée par la Route Forestière actuelle de la Plaine d’Affouches (RF 20), décidée en 1980.

Les sentiers.

Le sentier des Cordistes sillonne les savanes sèches dans le secteur de Moulin Kader .
Sentier des Anglais et anciens pavages de pierres de basalte.
Sentier des Anglais et pavages en bon état.
Sentier de traverse dans la forêt - Plateau Couillou.
Sentier de traverse emprunté par les piétons et cavaliers - Plateau Couillou.

Le massif de la montagne est riche de sentiers de randonnée.

Le sentier de la plaine d’Affouches rejoint la variante du GR R2 en direction de Dos d’Âne ou de la Plaine des Chicots. Un autre sentier passe par la fenêtre et ilet à Guillaume pour rejoindre la route forestière de la Plaine d’Affouches. Le sentier des Lataniers, rejoint quant à lui le Piton Ravine à Marquet puis Dos d’Âne.

Le sentier du Cap des Anglais, sentier du Lazaret ou chemin des Anglais est un remarquable sentier avec des parties pavées préservées, traversant la savane sèche en corniche du littoral, et reliant La Possession à Saint-Bernard par la Grande Chaloupe. Des belvédères de pierre sèche valorisent les points de vue sur le grand Paysage.

Un urbanisme végétal très présent​

Jardins luxuriants en bord de RD 41 à l’entrée du village.
Ambiance jardin de la voie.
Un écrin de verdure pour l’habitation.
Une rue paysage, habitat inséré dans un écrin de verdure, Ruisseau Blanc.
Opération dense, écran végétal remplacé par des murs de pierre faisant évoluer le rapport à la rue.
Parcelles étroites et grande case réduisant la place du végétal.
Piton urbanisé, La montagne 8ème.

La planèze de la montagne formée de pentes douces rend favorable l’urbanisation et l’étalement du bâti sur le relief. L’habitat développé le long des deux voies structurantes du massif (la RD 41 et le chemin de Ruisseau Blanc) s’inscrit dans un urbanisme de pente. Les cases se juxtaposent au gré des opportunités foncières prenant parfois place dans un cadre boisé et jardiné. Les petites cases s’insèrent dans un tissu de parcelles jardinées constituant avec les nombreuses ravines, l’écrin arboré des quartiers.

Au-delà des voies, l’habitat s’organise en quartiers ou lotissements dotés des parcelles de plus en plus étroites, effaçant peu à peu l’effet de quartier jardin. La densification urbaine des maisons contemporaines, au volume imposant et aux parcelles étroites dénature cette organisation traditionnelle et la qualité des paysages.

Une voie bordée de cases et jardins luxuriants.
Habitat dans la pente boisée, pentes de Saint Bernard.
Case et jardin en bord de RD 41 - 12ème.
Habitat sur pente, le long de la RD 41.
L’école de La Plaine d’Affouches en contrebas et suggérée par les aménagements routiers de sécurité.
Piétons cheminant sur la route sans parcours sécurisé.
Boutique le long de la RD 41, Affouches.

Au-delà du village du 8ᵉ et de Ruisseau blanc, l’habitat plus étalé et parfois éparse sur les pentes boisées se fond dans un cadre rural et végétal très marqué. Le lien au jardin est plus spontané et s’organise en parcelles agroforestières et jardinées qui offre des ambiances souvent remarquables.

Le long de la RD 41, au-delà du passage de la Grande Ravine, se succèdent des petites cases aux parcelles jardinées parfois cachées dans un écrin boisé. La centralité est souvent représentée par un ou deux commerces, en bord de voie sans aménagements de sécurité pour les circulations douces. La Ravine Grande Chaloupe forme la limite de ce paysage habité.

Des bourgs « relais » et une urbanisation s’étalant sur les pentes ​

Une centralité affirmée au bourg du 8ᵉ

La place de l’église et son cadre paysager remarquable.
Un recalibrage de voie faisant évoluer l’ambiance autrefois végétale.
La mairie réhabilitée le long de la RD 41.
Commerces formalisant la centralité du village.
Cadre végétal luxuriant, et tissu bâti lâche.
Les falaises littorales présentent des remparts quasi verticaux, habillés d'une cotte de maille (filets de protection) et recouverts d'une végétation « pionnière ».

Dès l’arrivée dans le village du 8ᵉ, l’église et ses grands arbres donnent le ton de ce quartier jardin. La végétation dense et luxuriante participe au cadre agréable des nombreux jardins débordant sur les voies. Malgré la pente, une centralité s’est organisée regroupant dans un périmètre réduit les écoles, les services (mairie, gendarmerie, pompiers…) et les commerces de proximité au bourg du 8ème.

Des centralités secondaires à Ruisseau Blanc et Saint-Bernard​

Opération de lotissement fermée derrière de grand mur. L’écrin du jardin a disparu.
Lotissements denses aux parcelles étroites : Moulin Cader.
Une architecture heteroclite dans le bourg de Ruisseau Blanc.
Une centralité, le parking au pied des immeuble collectif, bourg de Ruisseau blanc.

À Ruisseau Blanc, petit bourg proche du 8ᵉ, une centralité s’est organisée autour de quelques commerces, des écoles et des logements collectifs. Au-delà, s’étalent les quartiers d’habitat dans de généreux écrins de verdure émanant des ravines et pentes boisées.

La crête urbanisée de la ZAC de Saint-Bernard depuis Ruisseau Blanc.
Le village de Saint Bernard, dans un écrin végétal en flanc de coteau.

À Saint-Bernard, l’urbanisation s’est développée autour du village historique, formé de l’ancienne léproserie transformée en lieu de commerces et de services et le long de la voie principale. (Mairie, école, église…).

Une absence de centralité à Ravine à Malheur ​

Un étalement urbain sans limite : lotissement près du col de Ravine à Malheur, dans un massif boisé aride.
Hameau récent dans la pente.
De rares cases et parcelles jardinées préservées.
Densification des côteaux, en bord de RD 41.
Ambiance végétale des quartiers des pentes hautes à Ravine à Malheur.
Sur les pentes hautes de Ravine à Malheur, l’habitat se densifie au fur et à mesure de la proximité de La Possession. La pression foncière pousse à l’étalement des quartiers et à l’habitat sur pente. Des constructions denses se côtoient vers la corniche et les hauts pour devenir des lotissements structurés et denses sur les basses pentes proches du littoral. L’urbanisme végétal de l’habitat traditionnel s’efface peu à peu ; le climat aride des pentes de l’ouest ne facilite pas le développement d’une végétation spontanée. Les commerces épars sont positionnés en bord de voie sans centralité apparente.

Enjeux et préconisations

Enjeux
de préservation
et de mise en valeur
Enjeux
de réhabilitation
et de création

Enjeux et préconisations
de préservation et de mise en valeur

Les rebords des ravines naturels ou agricoles​

La Grande Ravine à Ruisseau Blanc à la crête encore préservée.
Larges parcelles agricoles chemin Couilloux.

Les grands paysages agricoles préservés de l'urbanisation​

Masses boisées alternant avec le bâti agricole à Plateaux Couilloux.

Les espaces agricoles sous forte pression de l’urbanisation

Hameau spontané dans le paysage rural.
Dépôts sauvages sur une parcelle agricole, chemin Couilloux.
Clôtures parpaing peu adaptées dans un hameau en zone agricole.
Habitat récent, vocabulaire de clôture non adapté en zone agricole.
Espace agricole à préserver.

Les paysages agricoles diversifiés (cultures maraichères, pâturages, vergers…)​

Haie composée d’essences variées et nourricières.
Jeune verger sur pente.

Les paysages agricoles ou naturels littoraux (côtes rocheuses, plage, savanes, forêt littorale)​

Vue sur la savane et les falaises littorales depuis le Sentier des Anglais .

Les espaces naturels des pentes (brandes, forêts)​

Le patrimoine architectural urbain​

Valorisation des abords de l’ancienne gare, rails utilisés en stationnement – La Grande Chaloupe.
Meilleur traitement des abords de bâtiments patrimoniaux. Ici, une ravine bétonnée près de l’enceinte de la Léproserie.
Cœur de Léproserie non valorisé : poteaux métallique et plateforme béton au cœur du jardin.
Chemin des Anglais au pavage remarquable.
Des belvédères vertigineux en bords de falaises aménagés par le PNR .

L’urbanisme végétal (quartier habité arboré)​

Une opération dense de logement et d’EPAHD remplace le jardin légendaire de Cendrillon en 2022.
Un coup d’œil sur le travail d’un jardinier passionné.
Cadre paysagé soigné des entrées de parcelle.

Les routes paysages (ouvertures visuelles sur le grand paysage)​

Une route boisée à Saint-Bernard.
Parcours sinueux au cœur de la Ravine Grande Chaloupe.
Voie menant au Colorado avec de remarquables vues sur les remparts de la Ravine Saint-Denis.
Arbre signal, le long du chemin de Ruisseau Blanc.
Paysage ouvert des rampes de La Montagne.
Voie mixte, moins fréquentée, devenue espace public à quartier Couilloux.
Piste agricole et espace de promenade agréable.

Enjeux et préconisations
de réhabilitation et de création

Les bords de ravines urbanisés et non accessibles ​

Habitat sans recul et valorisation des bords de ravine (8ème).
Constructions spontanées en bord de la ravine des Lataniers.

Les voies d'accès et accueils des sites de nature​

Qualité de site du Sentier des Anglais.
Parking valorisé du Domaine Fleurié.
Le chemin d’accès et la grande prairie vallonnée du site de Chemin Fleurié.
Aménagements de parkings respectant le cadre naturel du site au Colorado.

Les espaces naturels des pentes dégradés​

Les limites non traitées entre les villes et l’espace agricole​

Commerces de proximité sur la RD 41 vers La Plaine d’Affouches.
Partage difficile des piétons et de la circulation (RD 41).
Trottoir étroit et peu confortable pour les circulations douces, bourg de Ruisseau blanc.
Espace réduit pour l’arrêt et les usagers (RD 41, plaine d’Affouches).
Une voie sans espace pour le piéton (RD 41).

Les formes urbaines et architecturales non adaptées au contexte existant​

Un étalement urbain sans limite : lotissement près du col de Ravine à Malheur, dans un massif boisé aride.
Lotissement récent, parcelle étroite.
Terrassement sur parcelle étroite et pentue bord de route.
Etalement de l’habitat récent sur pente à Saint-Bernard.
Langage architectural traditionnel valorisé.
Collectifs dense intégrés dans le paysage.
Opérations de qualité de logement social et « luxuriance » du jardin dans la ZAC Saint-Bernard.

Les centralités urbaines non affirmées​

... Et demain ?
Aujourd'hui...
Abords du port et de la rivière d’Abord à Saint-Pierre, à valoriser au bénéfice des modes doux.
Installations avicoles en bord de voie.
Un lien parcelle/voie à requalifier.
Murs de soutènements lourds très problématiques pour le paysage de la voie.
Un bâtiment isolé à requalifier.
Bâtiment requalifié en CASE en 2022.
Habitat diffus sur les pentes de Saint-Bernard.
Des aménagements urbains « durs » s'inscrivant mal dans le cadre paysager, à Saint-Bernard.
Des espaces publics pour les voitures à Ruisseau Blanc.
Une centralité, le parking au pied des immeuble collectif, bourg de Ruisseau blanc.
Des trottoirs absents, chemin de la Vigie.

Structures paysagères

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© Atlas des paysages de La Réunion – DEAL Réunion – Agence Folléa-Gautier – 2023
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Enjeux de valorisation / préservation

Enjeux de réhabilitation / création

Protections

Connaissance